D'après Lope de Vega

La Foire de Madrid

NOUVELLE CREATION: Premières aux Grandes Ecuries de Versailles lors du Mois Molière en juin 2022.

Lectures publiques: 

- Le 5 novembre 2021 à 15h30 à l'auditorium de la SACD 

- Le 8 novembre 2021 à 15h30 au théâtre Le Ranelagh

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Résumé et Distribution

A Madrid, un groupe d’amis oisifs arpente la foire : ils manient aussi bien l’épée que les vers, et partagent leur temps entre galanteries et larcins. Le coup de foudre entre l’un d’eux : Leandro, et Violante, une doña mariée, les entraîne dans un tourbillon de quiproquos, de duels et de poèmes. Une brillante comedia de Lope de Vega (un des plus grands auteurs du siècle d’or espagnol), adaptée et jouée pour la première fois en France.

 

Adaptation et mise en scène Ronan Rivière, avec l’aide à la traduction d’Agathe Peyraud et de Stéphane Leroy. Scénographie Antoine Milian. Costumes Corinne Rossi. Lumière Marc Augustin-Viguier. Musique Manuel de Falla

Avec (par ordre d’ancienneté dans la troupe) :

Ronan Rivière : LEANDRO,

Jérôme Rodriguez : ADRIÁN,

Michaël Giorno-Cohen : PATRICIO

Jean-Benoît Terral : CLAUDIO

Laura Chetrit : VIOLANTE

Amélie Vignaux : EUFRASIA

Hassan Tess : JUAN FRANCISCO, BELARDO, et  LE VOLEUR.

Et au piano : Olivier Mazal.

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Intention

Note d’intention de l’adaptation : Las Ferias de Madrid est écrite en 1587 ou 1588. En France elle n’a jamais été jouée, et pourtant elle a inspiré très clairement l’Ecole des Femmes de Molière, dont certaines scènes sont quasiment transposées. Il est d’ailleurs amusant de voir que Molière puis Marivaux ont largement puisé dans les pièces de Lope de Vega, ce qui a rendu le public français familier à son style et nous en fait comprendre facilement les codes et les ressorts comiques. Ainsi cette pièce espagnole du siècle d’or à l’écriture fine et ciselée nous reste accessible. Mon adaptation a pour but d’en donner un aperçu vivant par ma troupe, il ne s’agit ni d’une traduction académique ni d’une reconstitution historique mais bien d’une tentative de popularisation la moins réductrice et la plus référencée possible. 

 

Note d’intention de la mise en scène : J’imagine une ruelle médiévale en degrés, un joli coupe-gorge qui monte entre deux maisons de pierre beige. La foire est juste à côté, elle gronde dans le public et en coulisse. Dans cette ruelle s’en échappent ceux qui cherchent un peu de répit, qui se donnent rendez-vous à l’écart, qui veulent s’y cacher ou s’y embusquer, une ruelle où les intrigues se nouent. C’est le Madrid du XVIème siècle, du temps de Velasquez, des capes et des éventails, des rapières et des guitares. Les costumes sont finement ornés, les matières très nobles, le simple hidalgo se prive de repas pour avoir fière allure. Elle y est aussi importante que l’honneur : un mot de trop ou un geste de travers suffisent pour échauffer le sang. D’ailleurs le soleil et la lune y participent (la pièce commence le 21 septembre à la Saint Matthieu). Une toile de fond figure un ciel bleu et s’assombrit la nuit pour se couvrir d’étoiles et accueillir la pleine lune. Il y a 2 jours et 2 nuits dans la pièce. Le jour on courtise et on parade sous les plein feux, la nuit c’est le royaume des intrigues et des ombres où l’on se dissimule, c’est l’attente inquiète d’une fenêtre qui s’ouvre ou d’une embuscade. Les corps passent de la tenue à la tension. En deux jours les personnages ne dorment pas, la fatigue les rend plus nerveux au fur et à mesure de la pièce : l’effort pour se contenir est plus ostensible, et les écarts, les gaffes et les mots déplacés se font de plus en plus fréquents jusqu’à l’embuscade finale. Les corps et la diction, très tenus et précis à la première journée, se relâchent. La maîtrise laisse place à la maladresse et à la fragilité, les personnages se perdent dans leurs pensées, leurs mots et dans les rues. L’humour et la poésie, qui s’alternent au début, oscillent et se mélangent soudain.  Sous les doigts du pianiste de la troupe - présent comme à chacun de nos spectacles sur scène -, la musique de Manuel de Falla, très cadencée, donne des respirations haletantes.

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