LE CANARD ENCHAÎNÉ 

30 octobre 2019

Goliadkine sombre-t-il dans la folie? Dans son adaptation du roman de Dostoïevski, le jeune comédien et metteur en scène Ronan Rivière laisse la question en suspens. Silhouette efflanquée, mimiques sorties d'un film muet, il incarne ce petit fonctionnaire qui décide de flamber ses économies et dont la vie bascule lorsque, un soir, il rencontre son sosie. Lequel porte le même nom, lui ressemble mais en mieux, s'installe chez lui, se fait embaucher par son employeur, va lui prendre sa place, et bien pire encore ! Atmosphère kafkaïenne, décor aux teintes délavées par le temps. En plus de Ronan Rivière, cinq comédiens épatent, notamment Michaël Giorno-Cohen, le valet rustre et très humain. Le tout accompagné d'un pianiste. M.P.

LE FIGARO

Cette première adaptation théâtrale en France du roman de Dostoïevski navigue avec brio dans un univers expressionniste et loufoque, où la folie se cache à l'ombre des grandes avenues de Saint-Pétersbourg.

Il y a une certaine âme russe chez ce Ronan Rivière, que l'on confond facilement avec son personnage. Dans son corps filiforme, qui s'arque bizarrement à chaque contrariété. Dans son teint diaphane - ou bien cireux, tout dépend des émotions qui le traversent - qui s'accorde bien avec ses yeux clairs. Dans sa vision d'un Saint-Pétersbourg élégant mais superficiel, qui ne laisse de lumière qu'aux puissants. Mais surtout dans sa lecture de Dostoïevski, et sa capacité à en tirer sur scène un tableau loufoque et troublant, au plus proche du romantisme de l'époque.

 

Comme des pièces de Lego, un décor amovible construit sur scène un intérieur coquet, un bureau de ministère, une grande avenue. Jusqu'à ne plus bien se reconstituer, et ne former, au fil de la folie du héros, que des angles et des arêtes, des zones de clair-obscur. Il est éclairé par une jolie lumière, signée Marc-Augustin Viguier.

 

Ronan Rivière y mêle le fantastique, le désespoir et la folie. Il est bien suivi par d'excellents comédiens. Dont Laura Chetrit dans le rôle de Clara. Ou Michaël Giorno-Cohen, impeccable moujik au grand cœur qui ne veut pas abandonner son maître. Sans oublier Antoine Prud'homme de la Boussinière, terrible «double» mimétique et hautain.

http://www.lefigaro.fr/theatre/2018/12/15/03003-20181215ARTFIG00013--le-double-de-dostoievski-au-theatre-14-vive-l-humour-noir-a-la-russe.php?fbclid=IwAR3dVEx30tUfilhMJ2rkqVP5d1o3f4Qh2RkN3NkLO2qS6jGS7enO-5yckO4

L'HUMANITE

A propos du Double, 9 juillet 2018, Gérald Rossi

Ronan Rivière adapte et met en scène avec panache Le Double, texte trouble et inquiétant de Dostoïevski, avec 6 comédiens et 1 pianiste, tous parfaits.

Dans le très ingénieux décor modulable conçu par Antoine Milian, sous les lumières de Marc-Augustin Viguier, Ronan Rivière interprète avec un tact et une finesse remarquable le modeste, paisible et effacé Jacob Petrovitch Goliadkine.

Pietrouchka, son domestique, est joué par Michaël Giorno-Cohen, excellent faux rustre. Grand Garçon pétillant, morgue au coin des lèvres, Antoine Prudhomme de la Boussinière est « Le Double ». Olivier Mazal, le pianiste, apporte un peu de légèreté dans cette pièce glaçante mais aussi très drôle.

LE POINT

Olivier Ubertalli 17 décembre 2018

Parmi notre sélection de belles créations à voir en région parisienne, Ronan Rivière propose un Double inquiétant, de Dostoïevski. Une interprétation rondement bien menée. A voir. 

LA PROVENCE

23/07/2018 Jean-Noël Grando

Entre réalité et fantastique, la mise en scène nous entraîne au cœur de la machine administrative russe. Les décors amovibles, en constante évolution, permettent d'inventer des ambiances quasi expressionnistes. Les comédiens remplissent parfaitement leurs rôles. On sent toute la troupe investie dans sa mission réaliste et fantastique.

WEBTHEATRE

Gilles Costaz, 23 décembre 2018

Ronan Rivière pourrait porter à lui seul toute la bizarrerie profonde de la pièce, tant il est complexe et singulier dans son interprétation. Ses partenaires, Jérôme Rodriguez, Michaël Giorno-Cohen, Jean-Benoît Terral, Laura Chetrit, Antoine Prud’homme de la Boussinière, semblent sortis de l’iconographie qui accompagne généralement la littérature russe du XIXe siècle et ont la présence romanesque de ces images d’antan. Ronan Rivière, qui a pris pas mal de liberté avec le texte original, ne le trahit pas, tant il a le sens des écritures claires obscures et vertigineuses. Son beau spectacle parcourt subtilement les ombres profondes qui prennent peu à peu le pas sur les évidences.

TOUTE LA CULTURE

David Rofe Sarfati, décembre 2018

Le décor imaginé est modulable et amovible. Il sert au geste par sa parlante neutralité et par ses points de fuite qui figurent le hors champ. L’effet est édifiant car par ce décor se mélangent le privé et le public, l’intime et le collectif. Les ombres portées des personnages (lumières : Marc Augustin-Viguier) finissent de signer cette admirable écriture scénique.

Ronan Rivière, au corps efflanqué et désarticulé semble traversé par le texte et par ses émotions mélange de grotesque et d’angoisse.  Michael Giorno-Cohen est spectaculaire en valet tandis que Laura Chetrit est parfaite en la belle Clara.

La musique au piano (joué sur le plateau par Olivier Mazal) capitonne l’ensemble en habillant le trouble, l’ambiguïté et la pente paranoïaque du héros. C’est remarquable.

PROFESSION SPECTACLE

Pierre Monastier, août 2018

Une magnifique adaptation. Outre la finesse de son impressionnante réécriture textuelle, je retrouve cet univers à la fois ingénieux et classique, presque artisanale et terrienne, qui réconcilie tradition et modernité. Nous y retrouvons toute l’ingéniosité du jeune artiste et tout l’esprit de Dostoïevski, dont Le Double constitue une œuvre de jeunesse.

La mise en scène rend résolument hommage à ce texte complexe. Ronan Rivière rend palpable l’univers de l’écrivain russe, étreignant la lettre pour en faire jaillir l’esprit, aidé par les intelligents décors réalisés par Antoine Milian.

Ronan Rivière campe un fascinant Monsieur Goliadkine. Son corps dégingandé semble tout droit sorti d’un univers intemporel pour habiter notre présent. Il forme avec son serviteur Pietrouchka, incarné par le toujours excellent Michaël Giorno-Cohen, un duo quasi parfait, tant il instille la joie. Michaël Giorno-Cohen semble disposer, chaque fois que nous avons l’occasion de le voir sur scène, d’une puissance de jeu rarement assouvie. Quant à Jérôme Rodriguez, il offre un beau contrepoint dans le rôle du collègue Nikolaï Semionovitch.  La composition, signée par Léon Bailly, a une réelle pertinence: tout est ajusté au texte, au jeu des acteurs, à l’intensité dramatique souhaitée.                                                            

FROGGY'S DELIGHT

Décembre 2018, N Arnstam

On apprécie la grande qualité de cette proposition qui réunit une vraie unité esthétique et une distribution fabuleuse.

La scénographie (confiée à Antoine Milian) donne le ton avec des panneaux bancals aux teintes usées qui se déplacent et s'emboitent, créant à chaque fois des intérieurs différents au gré des transformations de l'esprit de Goliadkine. Idem avec la musique de Léon Bailly (interprétée sur scène au piano par Olivier Mazal) qui accompagne efficacement l'intrigue avec des notes parfois dissonantes qui rendent compte de l'état mental du personnage principal ou bien encore les superbes costumes de Corinne Rossi.

Elégance de la mise en scène également avec des ambiances qui évoluent au fil de l'intrigue où l'on ne sait jamais si l'on est dans le rêve ou la réalité. L'ensemble interprété par des comédiens qui offrent tous une prestation de premier ordre. Dans le rôle de Clara, Laura Chetrit éblouit par sa grâce et son expressivité ; Jean-Benoît Terral est un solide et jovial conseiller d'état, Jérôme Rodriguez, un collègue zélé, Michaël Giorno-Cohen est à la fois drôle et touchant dans le rôle du valet Pietrouchka. Antoine Prud'homme de la Boussinière compose lui le Double, inquiétant et fantasque avec finesse. Quant à Ronan Rivière, il offre une composition impressionnante d'un homme en pleine dépression dont le quotidien bascule peu à peu dans le cauchemar sans qu'il n'arrive à inverser le cours des choses. Il est sensationnel. Un spectacle riche en contrastes et en surprises. Bravo !

RADIO CLASSIQUE

Elodie Fondacci, 17 novembre 2016

Défi relevé sans peine par le génial metteur en scène Ronan Rivière. Ils sont trois sur scène: Rivière raffiné, narquois, intarissable, qui est Molière. Michaël Cohen qui sera tous les autres personnages. Et un pianiste qui va jouer à parfait escient des airs de Lully pour accompagner cette pièce. C'est formidable. C'est vif, c'est gai, joyeux, c'est drôle, c'est excellent et limpide.

France 3 Île de France

Le 23 juin JT 12/13, 19/20 Paris IdF

Reportage sur le Roman de Monsieur Molière aux Grandes Ecuries de Versailles:

"Le résultat sur scène est un pur bonheur ! "

http://culturebox.francetvinfo.fr/avignon/mois-moliere-a-versailles-un-tremplin-pour-les-talents-du-off-d-avignon-241917

L'Humanité

Par Gérald Rossi, 7 novembre 2016

Le Roman de Monsieur de Molière

Ronan Rivière retrace avec brio la vie de Jean-Baptiste Poquelin. Avec tact et talent, il se livre tout entier dans l'aventure. Avec une conviction qui ne laisse aucun doute. L'excellent Michaël Cohen se partage avec lui les répliques. Et si les malheurs de la vie plus intime ne sont pas gommés, c'est un bonheur, une joie de vivre et de créer, un humour mordant qui surgissent sans cesse. http://www.humanite.fr/monsieur-moliere-plus-vivant-que-jamais-619831 

Le Parisien

Le Parisien

« Le Roman de Monsieur Molière », joli ode au théâtre. On a beau en connaître de larges parts, la vie de Molière reste toujours aussi passionnante. Davantage encore lorsque cette histoire, épique et romanesque s’il en est, nous est contée avec autant de vivacité et de générosité que le fait Ronan Rivière et son collectif Voix de Plumes. Le jeune metteur en scène et comédien adapte le « Roman de Monsieur Molière », la biographie signée Mikhaïl Boulgakov, en un spectacle joyeux, généreux et captivant.

LE MONDE.fr

Evelyn Tran,

Le Roman de Monsieur Molière

"Avec une belle énergie et la simplicité due au rang de tous les artistes, Ronan RIVIERE fait cavaler les spectateurs de plain pied avec le saltimbanque en offrant de Molière un portrait terriblement attachant et surtout très vivant. Lui même interprète ardemment Boulgakov et Molière, tandis que Michaël COHEN incarne une cavalcade personnages avec une aisance stupéfiante et cerise sur le gâteau, nous pouvons goûter quelques airs de Lully dispersés au piano par Olivier MAZAL. Un spectacle comme une lettre d’amour envoyée à Molière, elle étourdit le cœur de tout le public."

http://theatreauvent.blog.lemonde.fr/

FRANCE INFO

Bertrand Renard

Le Roman de Monsieur de Molière

"Un joli voyage avec Molière et Boulgakov. Vif, enjoué, charmant." 

http://culturebox.francetvinfo.fr/scenes/theatre/au-lucernaire-un-joli-voyage-avec-monsieur-de-moliere-et-boulgakov-son-adorateur-247973

LA TERRASSE

Anaïs Heluin, novembre 2016

Le Roman de Monsieur Molière

"Fidèle au théâtre populaire et poétique qu'il déploie avec son collectif, Ronan Rivière adapte cette biographie avec une belle légèreté.Incarnant tantôt Molière et ses contemporains, tantôt le narrateur Boulgakov, les comédiens exécutent tout au long de la pièce des sauts de près de trois siècles. Au pied de la lourde charrette ou sur son dos, ils déploient ainsi une légèreté digne de la commedia dell’arte. Toute en jeux de masques et en petites facéties. Mais plus que la farce, c’est le mouvement qui importe. L’énergie et l’intelligence qui permettent d’entrer en empathie avec un homme d’un autre temps." http://www.journal-laterrasse.fr/le-roman-de-monsieur-moliere/

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